30 May 2020
Image Les 3 plus grandes erreurs judiciaires du monde

Les 3 plus grandes erreurs judiciaires du monde

Le pouvoir judiciaire est un des trois piliers qui constituent un état démocratique. Il veille à faire régner l'ordre et à préserver les droits de chacun en appliquant la loi. Vu son importance dans la distinction du bien et du mal, les erreurs devraient être prohibées. Cependant, la réalité est tout autre. Le système a des lacunes qui ont laissé certaines personnes punies pour des crimes qu'elles n'ont pas commis. En voici 3 qui ont déferlé la chronique mondiale.

Erreur judiciaire numéro 1: Wilbert Jones

C'est l'une des erreurs judiciaires les plus importantes de ces dernières années. En 1971, Wilbert Jones est un Américain qui a été jugé pour avoir enlevé et violé une femme sur un parking en Louisiane. Il a été reconnu coupable parce que cette dernière l'avait identifié comme son agresseur. Il écope d'un emprisonnement à perpétuité et évite de peu la peine de mort. Toutefois, la victime avait émis quelques doutes quant à sa taille et sa voix. Des aveux rendant sa culpabilité incertaine mais qui n'ont pas été pris en compte lors de son jugement.

C'est grâce à un groupe d'étudiants en droit que son dossier a été réétudié. Ils ont présenté ces nouvelles preuves qui ont permis de le disculper et de le libérer 40 ans plus tard. Ils ont également réussi à identifier le vrai coupable. Il avait été arrêté pour des délits similaires mais jugé seulement pour attaque à main armée. Une ingérence qu'ils expliquent par l'incompétence du Procureur de l'époque qui avait déjà dépassé le pourcentage d'erreur accepté pour son rôle.

Erreur judiciaire numéro 2: Sakae Menda

Sakae Menda est un survivant du couloir de la mort japonais. Une première dans un système judiciaire reconnu sévère et peu conciliant. Il a été condamné quand il n'était âgé que de 23 ans pour le meurtre de deux personnes à Fukuoka sa ville natale. Un crime que les policiers de l'époque voulaient élucider au plus vite. Il faut dire que Sakae était pour eux le coupable idéal alors qu'il avait un alibi. C'est la prostituée en sa compagnie ce soir-là qui a été forcée de l'accuser après un interrogatoire assez rude.

Après avoir clamé son innocence pendant 32 ans, il a été enfin libéré lors de son second procès. L'alibi qu'il avait donné lors de son premier jugement a été enfin accepté par les juges. Le gouvernement nippon lui a versé une indemnité s'élevant à environ 180 000$. Une maigre compensation après avoir subi l'enfermement et la peur d'être exécuté à chaque réveil.

Erreur judiciaire numéro 3: l'affaire d'Outreau

C'est l'erreur judiciaire qui a non seulement été la plus médiatisée, mais également la plus navrante qu'ait connue la France. Une affaire de réseau pédophile dans laquelle plusieurs personnes du même quartier se sont retrouvées accusées avec les parents. Ces personnes, au nombre de 18, sont des voisins et des gens qui fréquentaient la famille Delay-Badaoui.

Le juge de l'époque a plongé 18 personnes innocentes dans les tourments de la justice sur des faits racontés par les enfants et affirmés par les parents. Des inculpations qui poussent les 18 accusés à bout, face à tant d'injustice. L'un d'entre eux ira même jusqu'à mettre fin à ses jours. Mais tout s'arrête en 2003 quand enfin la mère des enfants avoue avoir menti sur toute l'histoire. Le procès prend alors fin, laissant quand même 18 personnes avec des séquelles.